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Les diffuseurs et le tchoko: Ou le Besoin de trouver un business model viable dans la promotion de la musique locale

Longtemps décrié, les jeunes dans la musique aujourd’hui produisent beaucoup de projets. Tellement les projets sortent de studio et se meurent dans des liens de streamings qu’on se demande si c’est les anciens qui bloquent le briss des jeunes.

Oui le problème est recurrent. Les jeunes veulent aussi la visibilité, ils veulent aussi percer sans se faire percer comme on dit. Ils ont soif de lumière et de tournées, de fans qui crient et des téléphones qui crépitent. Mais alors comment la musique est soigné mais personne n’écoute ou personne n’appelle ?

Oui personne n’appellera parce que personne ne connait à cause du manque de diffusion media et hors médias.

Certains pensent que c’est parce que tu as sotti de ta chanson du studio pour les plate-formes de streaming que tu sortiras d’un couloir de Bepanda Omnisports pour devenir le prochain REMA. Couché sur leurs lits à scruter les streams, ils attendent que les fans/followers s’imaginent qu’il y a un projet et doivent fouiller un grain de riz blanc dans un grenier plein de riz blanc.

Beaucoup de jeunes font l’erreur de sortir des chansons, poster le lien une fois sur une page sans engagement, deux ou trois fois en statut pour les potes et attendent qu’un miracle s’opère.

Certains estiment que les medias ont l’obligation de parler d’eux parce qu’ils sont des petits Jésus de la musique, pleins de grâces car le Seigneur est dans leurs cordes vocales. La lecture de l’heure est souvent très rapide et brutale.

Toute sortie doit impérativement se faire accompagné de :

– Un PressBook dans lequel on retrouve notamment la Biographie de l’artiste, son catalogue musical, ses références medias, ses contacts sociaux. De quoi permettre à tout professionnel d’avoir une vue d’ensemble de qui est l’artiste et ce qu’il fait.

– Un dossier de Presse dans lequel on présente/explique le projet qui sort, accompagné d’une clé USB ou un CD avec le contenu multimedia autour de ce projet. Photos, Presentation, Lyrics, pochettes etc

– Des partages auprès des Journalistes et Bloggers du Pressbook et du Dossier de presse via l’aide d’un chargé de Relations Publiques ou d’un membre de l’équipe qui maitrise les facilités usuelles liés à cet exercice et ayant les contacts souhaités.

– Partager quotidiennement sur ses reseaux sociaux publics, des contenus promotionnels attractifs autour du projet.

– Organiser un tour media et hors media, incluant les télés, radios, deejays etc. 

– Organiser des showcases parfois même gratuit pour faire decouvrir l’artiste et le projet. Toute représentation publique, seance occasionnelle est une opportunité de promotion non négligeable. 

Tout ça c’est le tchoko. La promo est la partie la plus delicate et difficile dans le développement d’un artiste. Negliger des supports ou se tromper de cible, ca paie cash !

Il est vrai quelques rares diffuseurs font un vrai travail de recherche et de curation en fonction de leurs lignes éditoriales, mais il ne faut pas toujours miser sur la chance en esperant d’être celui là sur qui on va tomber par hasard. Et déjà qu’il n’est presque jamais évident d’enchaîner projet/hit/buzz tout le temps.

Quand on a pas les moyens on doit miser sur le talent et la qualité du projet et y associer de bonnes actions de relations publiques qui peuvent etre soutenues en cas de succès pat des relations presses à optimiser et profiter aj maximum pour se construire une image de marque.

La musique ce n’est pas le voir bébé où on sourit de tout et pour tout en disant que tout est mignon. C’est un business. 

Parce que entre temps il faut vivre. Les deejays ont besoin de dos. Les promoteurs ont besoin d’artistes visibles. Les artistes, producteurs managers veulent la visibilité de leurs projets. Tous ont besoin d’argent, de relations et de reconnaissances. Comment faire donc pour que chacun s’en sorte ? 

Si les deejays et les medias attendent seulement les dos, ils vont passer à côté de beaucoup de projets intéressants à fort potentiel au nom de l’ingratitude du passé. Si les artistes/producteurs/managers ne font pas le necessaire pour trouver le bon filon pour concilier investissement et impact, il peut avoir rapidement de l’essoufflement et des désillusions… 

DES CAS D’ÉTUDES À PRENDRE TRÈS AU SÉRIEUX.

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